Cobos Peña Maria Luisa (1909-1973)

Ignacia Cobos est née dans la ville de Jerez de la Frontera, le 30 septembre 1909. Elle haïssait son prénom de naissance, et l’avait changé pour Maria Luisa. Déjà très jeune, elle avait commencé à travailler comme femme de ménage, puis avait travaillé sur les marchés.

En 1931, elle avait rejoint le syndicat de la CNT, le syndicat le plus puissant de la région. Ensuite, elle avait vécu dans une union libre avec le militant de la FAI Cristobal Vega Alvarez. Depuis 1931 et après, avec la venue de la république, elle avait travaillé à la construction de la CNT dans l’industrie du texte, et des travailleuses domestiques, là où une majorité de la population travaillait.

Tôt, elle avait adopté une attitude émancipée. Quand, dans la rue, une personne, fait la remarque qu’elle ne devrait pas porter des chaussettes sombres, elle s’était retournée pour le confronter. Lors d’une autre occasion, un homme riche lui avait dit que sur le marché, les personnes étaient pareilles à des serpents pourris, et elle lui avait mis son poing dans la figure. À une autre occasion, pendant une éviction, les voisins avaient appelé Maria Luisa, quand elle était arrivée, l’ameublement était retourné dans la maison.
Pendant la grève générale de janvier 1933, elle avait été placée en détention préventive, en même temps que beaucoup d’autres militants de la CNT, et de la FAI, ce qui incluait son nouveau partenaire Pedro Gonzalez Gomez, qui était le secrétaire de la fédération locale de la FAI. La même année, elle avait fondé un groupe mixte (des femmes comme des hommes) qui avait continué d’exister jusqu’en septembre 1934, quand elle avait été arrêtée pour être déportée vers Cadiz.

Elle avait joué une part active dans la campagne et d’abstention initiée par la CNT pendant la campagne électorale de novembre 1933. Elle commençait être connue comme « la communiste » et commençait à avoir l’attention de la police de Jerez.

Dans le groupe mixte, la présence des hommes qui venaient silencier les femmes l’avaient convaincue de la nécessité de la création d’un groupe composé seulement de femmes. Quand il lui avait été possible de retourner à Jerez, en 1936, elle avait alors créé un tel groupe, aidée par Antonia Cantaleios, les sœurs Avelina, Carmen Diaz de la Isla, les sœurs Leal, Consuelo Labrador et Ana del Valle, parmi d’autre. Il s’agissait du syndicat Emancipacion Femenina, qui après quelques semaines, regroupait plus de 200 membresses.

Dans le même temps, elle conservait une grande correspondance avec le magazine Mujeres Libres (les femmes libres) ainsi qu’avec l’éditrice de ce journal, Lucia Sanchez Saornil, devenant sa correspondante à Jerez. Avec l’insurrection fasciste, tout ce travail et avait pris fin. À Jerez, il y avait aucune résistance armée. Cela dit, beaucoup d’anarchistes, de socialistes, de personnes homosexuelles étaient assassinées, ce qui comprenait le jeune frère de Maria Luisa, qui avait 18 ans, qui était également anarchiste, et qui était projectionniste dans un cinéma. Maria Luisa elle-même avait réussi à s’échapper, et à rejoindre Ronda, où avec l’aide du comité révolutionnaire local, elle avait créé une branche des Mujeres Libre ainsi qu’ensemble du chœur de travailleuses du vêtement, appelé Emancipacion Femenina et qui avait commencé la fabrication d’uniforme pour les membres de la colonne militaire.

Quand Ronda a été occupée par les fascistes, le 16 septembre 1936, Maria Luisa s’est enfuie vers matériel ou elle a retrouvé son partenaire et au lieu couple est resté jusqu’au printemps 1938. En restant un match de, elle a joué un rôle actif dans le groupe des Mujeres Libres, et à jouer un rôle particulièrement grand dans l’établissement d’un groupe du même syndicat à Tarancon (Cuenca). En avril 1938, elle avait quitté Barcelone, ville dans laquelle en mars précédent, son compagnon Juan Pedro avait été nommé commissaire de la 149ème Brigade Mixte.

Avec la défaite de la république en janvier 1909, avec d’autres personnes de la résistance et avec sa famille de la 149ème Brigade, elle avait mené des camions jusqu’à la frontière, à La Junquera.
Après son retour en France, elle avait d’abord évité l’internement avant de finalement être arrêtée et être envoyé dans un refuge pour femmes à Besançon. Au début de l’année 1941, elle avait été transférée au camp de concentration de Argelès-sur-Mer. Craignant que son compagnon soit envoyé comme travailleur esclave en Allemagne, et comme aucun des deux n’avait jamais été impliqué dans l’exécution d’un fasciste, le couple avait alors décidé de retourner vers l’Espagne. Iels avaient fait la demande pour recevoir des passeports auprès du consulat de Perpignan, et à la fin du mois de novembre 1941, avaient pris le train vers Barcelone.
Elle avait réussi à trouver un appartement et du travail comme serveuse grâce à des contacts personnels. À la suite d’une dénonciation par son employeur, elle avait été arrêtée en novembre 1943. Libérée en décembre, elle avait à nouveau été arrêtée en janvier 1944, et à nouveau en février. Pour échapper aux enquêtes à son sujet par les autorités de Jerez, elle avait déménagé vers Madrid où l’une de ses sœurs vivait. Elle avait survécu pendant un mois en vendant de la farine au marché noir et avait rendu visite à son compagnon qui était en détention à la prison de Porlier, et qui allait y rester 20 ans.

Le 4 juin 1944, elle avait été arrêtée et avait subi un interrogatoire par la Brigade Politico-Sociale, mais n’avait pas nié son implication anarchiste. Elle avait été mise en prison à Las Ventas le 21 juillet avant d’être transférée vers Jerez.

Elle avait été jugée en passant devant la cour martiale le 26 janvier. Elle avait été accusée d’un vol d’argent, d’avoir à porter assistance à la rébellion militaire, et d’être une membresse du Parti Communiste. Elle avait grandement démenti la dernière charge, disant qu’elle croyait en le communisme libertaire, et qu’en temps qu’anarchiste elle était une rebelle contre toute forme d’autorité. Condamnée pour des actes de violence à Ronda, elle avait à nouveau été arrêtée en juin 1948 et avait été emprisonnée dans la prison de Las Ventas de laquelle les était finalement sortie en septembre 1949.

Après sa libération, elle avait gagné sa vie en vendant des churros et le journal, et en raccommodant des habits. À plusieurs occasions, avec Juan, elle avait été invitée à rejoindre les syndicats de marché contrôlé par les franquistes. Iels ont toujours refusé.

Elle est morte à Jerez, pendant son sommeil, en 1973. Là-bas, une rue a été nommée d’après elle.

Texte original (en anglais) par Nick Health, traduction par Rafaelle Bisbarre.
Sources :
http://losdelasierra.info/spip.php?article1736
http://lacomunidad.elpais.com/republicadecuartillo/2010/3/11/mujeres-lib...
http://www.todoslosnombres.org/php/verArchivo.php?id=903
http://www.asociacionhesperidesandalucia.es/wp-content/uploads/2013/05/R...
Ackelsberg, Martha A. Free Women of Spain

Posted By

Rafaelle
Oct 2 2020 14:28

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